

De bêtes et d'oiseaux, Pilar Ardon
Vous souvenez-vous de Strega, un roman écrit par Johannes Lykke Holm à La Peuplade et traduit par Catherine Renaud ? Il m'avait enchanté. En voilà le pendant hispanique. Alors que dans Strega nous étions transportés dans les montagnes du nord, ici, direction les plaines du sud. Arrivée dans un lieu-dit sauvage et qui semble abandonné, Coro se voit contrainte et forcée d'accepter le gite et le couvert offerts par une assemblée de femmes et de filles. Au fil du secret, du mystè
4 sept.


Les Géantes, Laure Morali
Ce récit est un rêve. Un rêve qui se glisse à l'oreille, portant le merveilleux d'un chant de baleine. Pour ce deuxième titre de la collection Animales, Laure Morali explore les profondeurs marines. Intime de l'humaine et intime de la baleine se téléscopent : une reconnaissance de l'altérité comme d'une sorte de sororité interespèce. Au chant répond les couleurs d'une peinture qui se phrase. L'écriture de Laure Morali rend sensuel la relation au Vivant. Une histoire de femme
4 sept.


Tzigane, mais le plus beau de tous, Kristian Novak
Dans l’arrière-pays croate, deux communautés s’affrontent. Par des soupçons d’abord, des mesquineries, et des stéréotypes. Mais si on en venait aux mains, aux armes, des deux côtés du village de Sabolčák ? Les Croates et les Roms s’opposent. Mais parfois, au milieu d’un salon en rénovation, c’est l’amour qui pointe le bout de son nez, un amour désespéré d’une issue trop prévisible. Le roman de Kristian Novak est tout à fait singulier de sa construction arachnéenne (d'ailleur
4 sept.


Pont Gueydon, Marijosé Alie
Belle est sortie de prison. Pour Jackson, se sera forcément un tournant. Entre une enfance dans un quartier pauvre de Fort-de-France et un début de vie adulte à ruminer sa vengeance, il s’érige en caïd pour s’en sortir. Belle a été le rayon de soleil de ses années d’apprentissage. Entre eux, il n’y a qu’un pont après tout. Malgré la misère, c’est la fierté qui sauve. C’est surtout l’idée d’un commun possible, d’un dialogue qui s’écrit entre les habitants de Fort-de-France. La
4 sept.


Odessa des oiseaux, Sophie G. Lucas
Ce livre est un incroyable roman sur le détachement, non comme abandon mais comme liberté à laisser aller. Laisser être, devenir et ne plus être, comme un héritage. Tout en fluidité, le texte se rythme, mais il ne peut jamais s’arrêter comme l’inexorable fuite du temps et de la vie. Odessa c’est celle qui comprend tout par une sensibilité extrême. Qui peine à trouver sa place, se questionne sur son identité. Parce qu’elle a dû faire avec les mystères des êtres aimés, elle pre
4 sept.


Milwaukee Blues, Louis-Philippe Dalembert
Louis-Philippe Dalembert s’inspire de la tragédie de George Floyd pour dénoncer les violences raciales et policières. Sous les traits d’Emmett, le personnage principal, nous pouvons glisser de trop nombreux noms : Emmett Till, Babacar Gueye, Walter Scott, Michael Brown, Lamine Dieng et tant d’autres. Louis-Philippe Dalembert, à travers ce personnage fictif, nous invite à entendre les témoignages de ceux qui l’ont connu, et qui brossent, anecdotes après anecdotes, une figure h
30 juil.


La Belle Lumière, Angélique Villeneuve
Un magnifique roman en clair-obscur. Kate Keller est une mère qui se dévoue corps et âme à sa fille, celle que l’on appelle « la folle », une sauvageonne qui ne sait pas se tenir en société et qui ne communique guère que par des grognements au lieu d’offrir aux invités un sourire discret. Angélique Villeneuve se penche sur l’épaule de cette mère qui s’oublie dans la veille de son enfant, pour en faire surgir les ombres et les lumières, une mère qui souffre autant de ne pouvoi
30 juil.


Toxoplasma, Sabrina Calvo
Le monde a perdu sa face numérique. L’analogique a repris ses droits et seule subsiste La Grille, réservé à l’élite gouvernementale et économique. Montréal, devenue commune, résiste dans une guerre permanente. Entre fantasmagorie et réalité d’une utopie, trois personnages borderline à la fantaisie communicative s’enfoncent dans le mystère d’une forêt sacrée, virtuelle ou réelle, là est l’énigme. Un excellent roman d’enquête, véritable hymne aux nanars des années 80 et au cybe
30 juil.


Le Plongeur, Stéphane Larue
Le narrateur, Stéphane, est un jeune homme tout juste sorti du giron familial. Il entame des études de graphisme à Montréal. Pour payer ses études et son logement, il a travaillé dur tout l’été. Mais arrivé à la capitale, il découvre pour son plus grand malheur les machines à sous, les loteries vidéo. Et tout son argent y passe. Les galères s’enchaînent alors. Il trouve un petit boulot à La Trattoria, un restaurant qui pourrait être sa rédemption mais aussi sa déchéance. Port
30 juil.


L'été de la sorcière, Kaho Nashiki
Mai est une petite fille renfermée qui a du mal à se lier aux autres. Elle souffre de phobie scolaire et ne veut plus retourner dans son collège. Elle est alors envoyée chez sa grand-mère maternelle, d'origine anglaise, qui va la prendre sous son aile. Avec une patience et une distance toute britannique, la grand-mère pousse Mai à s'accepter grâce à son jardin. Elles plantent ensemble leur petit havre de paix. Un roman tout en douceur : on imagine la bouilloire qui frémit, le
29 juin

