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La Rivière, Laura Vinogradova

  • 27 mars
  • 1 min de lecture

Un cabane qui prend l'eau. Une femme qui fuit. Une rivière qui lave tous les deuils. Et des voisin.es en quête de liens.


Ruta se glisse silencieusement dans la maison de son père, dans un tout petit hameau de Lettonie. Elle fuit les disparitions, de sa soeur, d'elle-même, de sa mère. Elle fuit la ville qui l'accroche à ce qu'elle s'est échinée à combattre.

Dans cette cabane au milieu de nulle part, elle découvre le père qu'elle n'a pas connu et qui lui sera dévoilé par touche : par ses livres reliés, par les traces de l'absent, par les mots de Kristofs et Matilde, les voisin.es accueillant.es malgré leur dénuement matériel. Ce lieu-refuge devient celui de la projection de ce qu'aurait pu être sa vie si le père s'était substitué à la mère aux relations amoureuses toxiques. Elle fanstasme la vie rurale, le passé. Un fantasme qui n'en est pas un pour celleux qui l'entourent.


Ce roman trace des chemins tout autour de Ruta : ce qui pourrait être, ce aurait pu être, ce qui serait si... La maison est un carrefour où se dessine les possibilités, les choix, les fuites et les oeillères. Mais c'est aussi un très beau texte sur les liens, ceux qui surgissent quand on s'y attend le moins. Ceux qui prennent une consistance différente pour chaque personne qu'ils relient, jusqu'à parfois créer la rupture.


La Rivière, Laura Vinogradova, Bleu&Jaune

Traduit du letton par Louise de Brisson







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