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LaHulotte-05-09-23 (7 sur 18)

LaHulotte-05-09-23 (7 sur 18)
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Milwaukee Blues, Louis-Philippe Dalembert
Louis-Philippe Dalembert s’inspire de la tragédie de George Floyd pour dénoncer les violences raciales et policières. Sous les traits d’Emmett, le personnage principal, nous pouvons glisser de trop nombreux noms : Emmett Till, Babacar Gueye, Walter Scott, Michael Brown, Lamine Dieng et tant d’autres. Louis-Philippe Dalembert, à travers ce personnage fictif, nous invite à entendre les témoignages de ceux qui l’ont connu, et qui brossent, anecdotes après anecdotes, une figure h
30 juil.


La Belle Lumière, Angélique Villeneuve
Un magnifique roman en clair-obscur. Kate Keller est une mère qui se dévoue corps et âme à sa fille, celle que l’on appelle « la folle », une sauvageonne qui ne sait pas se tenir en société et qui ne communique guère que par des grognements au lieu d’offrir aux invités un sourire discret. Angélique Villeneuve se penche sur l’épaule de cette mère qui s’oublie dans la veille de son enfant, pour en faire surgir les ombres et les lumières, une mère qui souffre autant de ne pouvoi
30 juil.


Toxoplasma, Sabrina Calvo
Le monde a perdu sa face numérique. L’analogique a repris ses droits et seule subsiste La Grille, réservé à l’élite gouvernementale et économique. Montréal, devenue commune, résiste dans une guerre permanente. Entre fantasmagorie et réalité d’une utopie, trois personnages borderline à la fantaisie communicative s’enfoncent dans le mystère d’une forêt sacrée, virtuelle ou réelle, là est l’énigme. Un excellent roman d’enquête, véritable hymne aux nanars des années 80 et au cybe
30 juil.


Le Plongeur, Stéphane Larue
Le narrateur, Stéphane, est un jeune homme tout juste sorti du giron familial. Il entame des études de graphisme à Montréal. Pour payer ses études et son logement, il a travaillé dur tout l’été. Mais arrivé à la capitale, il découvre pour son plus grand malheur les machines à sous, les loteries vidéo. Et tout son argent y passe. Les galères s’enchaînent alors. Il trouve un petit boulot à La Trattoria, un restaurant qui pourrait être sa rédemption mais aussi sa déchéance. Port
30 juil.


L'été de la sorcière, Kaho Nashiki
Mai est une petite fille renfermée qui a du mal à se lier aux autres. Elle souffre de phobie scolaire et ne veut plus retourner dans son collège. Elle est alors envoyée chez sa grand-mère maternelle, d'origine anglaise, qui va la prendre sous son aile. Avec une patience et une distance toute britannique, la grand-mère pousse Mai à s'accepter grâce à son jardin. Elles plantent ensemble leur petit havre de paix. Un roman tout en douceur : on imagine la bouilloire qui frémit, le
29 juin


Les Toits du paradis, Mathangi Subramanian
Le Paradis, c'est de la tôle et de la toile, un amas de matériaux qui forme des cabanes bringuebalantes. Un bidonville. Mais c'est avant tout un quartier dont les habitant.es, principalement des femmes et des enfants, sont prêtes à tout pour le défendre contre les bulldozers qui veulent détruire leur vie, leurs souvenirs et leurs espoirs. Et parmi ces femmes, cinq jeunes filles, aux caractères plus forts que le quotidien, venues de tous les horizons, mais que l'amitié et la s
29 juin


Les Heures abolies, Lou Darsan
Sur le rythme des saisons, Lou Darsan chemine sur les sentiers sauvages, traversant la chaleur estivale accablante des pourtours de la Méditerranée ou le froid d’un hiver nordique. Les herbes sèches craquent sous les pieds, la lumière se fait crépusculaire, la neige envahit les paysages. C’est aussi une belle histoire d’amour et de regards, de corps et de perception. Sur le chemin de la création, la narratrice rapporte ses cauchemars, ses rêves harrassants, un sentier presque
2 juin


Trois jours à Berlin, Christine de Mazieres
Trois jours pour écouter Berlin, son écartèlement, sa douceur et sa beauté, cette ville de l’attente qui éveille l’imaginaire du temps suspendu entre deux pans de murs. Des voix qui nous murmurent leur espoir, leur joie qu’elles ne veulent pas croire réels. Avec la douceur de sa plume, Christine de Mazières donne voix aux anonymes, acteurs d’un grand moment de l’Histoire européenne, la chute du mur de Berlin. Les Berlinois.es, enfermé.es dans leur territoire, une prison à cie
1 juin


S'emmontagner, Coquelicot Vitale et Agathe Meunier
S'emmontagner, comme une manière d'être au monde, à son écoute, de l'habiter, de lui porter attention et soin. A travers 19 verbes, de "Partir" à "Rêver", l'autrice décline le mouvement qui anime celles et ceux qui se lient à la montagne le temps d'une heure ou d'une vie. A la prose sensible de Coquelicot sauvage répond la poésie des illustrations d'Agathe Meunier, déclicats aplats qui font surgir tous les subtils changements de lumière du paysage. Un magnifique album qui nou
1 juin


Mutines, Perrine le Querrec
Elles ont entre 12 et 16 ans. Elles sont enfermées au nom de la morale. Elles subissent les violences les plus ignobles, l’humiliation, les violences sexuelles, les tortures. Au nom de leur préservation. Ce livre est un cri, celui, commun, choral, des centaines d’enfants qui ont été enfermées dans les écoles-prisons. Et s’il y avait une autrice pour camper debout ces mutines, c’est bien Perrine Le Querrec. Jamais elle ne tait les violences, elle les dit, les expose à la lumiè
1 juin


Echardes, Lylybeth Merle
Recueil de la transformation, du glissement des violences et de la joie, Echardes se lit comme un déploiement. Déploiement de soi, de et dans l'espace, du corps. Face aux violences que subit le féminin dans une société patriarcale, il y a la danse, la joie, le vernis sur les ongles, les noms nouveaux donnés de soi à soi, les rencontres. J'ai lu ce recueil comme un baume, malgré l'écharde que l'on sent sous la peau à la lecture. On y trouve aussi la fierté d'être écharde dans
27 avr.


UNe pluie d'oiseaux, Marielle Macé
J'admire le travail de Marielle Macé depuis longtemps. Par l'attention à la langue, à l'écriture, à la manipulation du langage, elle questionne le rapport de l'humain.e à son environnement : aux vivant.es qui le partagent, aux paysages que nous habitons collectivement et notre manière de les habiter. Et ce par le biais de la littérature. Dans cette Pluie d'oiseaux, c'est une cascade de références, de découvertes, de réflexions qu'elle nous invite à explorer. Et loin d'expéri
27 avr.


Du fond des océans les montagnes sont plus grandes, Corinne Morel-Darleux
Voyage au fond des océans, au profond du méconnu, de la beauté et de la richesse. Corinne Morel-Darleux nous invite en compagnie de l'équipage du Why, voilier dédié au programme Under The Pole qui explore les fonds marins. Ce carnet de bord s'écrit dans l'intime et le politique, avec humour et joie malgré l'urgence écologique et la dégradation des milieux (ceux que l'on connaît, ceux que l'on méconnaît et ceux dont on ignore tout). Dans ce texte, l'autrice nous invite à une é
27 avr.


L'Anarchiste qui s'appelait comme moi, Pablo Martin Sanchez
Découvrez le destin exceptionnel d'un personnage picaresque qui vous fera rire, trembler, aimer. A travers cette existence ici racontée, c'est tout un pan de l'histoire espagnole que l'auteur donne à voir au fil des pages. Pablo Martin Sanchez pose sur son héros un regard facétieux, nous rendant cet anarchiste particulièrement attachant. De ce révolutionnaire nous sont contés les premières aventures et les premiers émois, dans un Madrid qui déjà sent le basculement politique,
17 avr.


Les Nuits de la laitue, Vanessa Barbara
Otto et Ada forment l'un de ses couples que l'on voit passer dans un quartier, toujours là, variant manies de vieux duo, remarques parfois acerbes mais qui n'en cachent pas moins une certaine facétie et délicates attentions. Ada virevolte quand Otto s'embourbe, Ada papillonne quand Otto ronchonne. Ces deux-là sont entouré.es d'une bande de joyeux drilles formant le voisinage. Des habitant.es haut.es en couleurs et en fantaisies qui ne manquent pas de gouaille et d'esprits far
27 mars


Les Têtes hautes, Martin Thibault
Si vous gagniez au loto, que feriez-vous ? Ils sont treize. Ils ont joué collectivement. Parfois plein d'espoir, parfois pour la jouer collectif, pour créer des liens qui dépassent les gestes répétés de l'usine. Et ils ont gagné. Alors ils imaginent tous un futur différent du présent : un voilier au milieu de l'océan, un nouveau départ dans la Creuse, la possibilité d'ouvrir sa propre boîte, pour assurer le coup. Mais est-ce que ce n'est pas trahir ? Trahir les collègues, les
27 mars


La Rivière, Laura Vinogradova
Un cabane qui prend l'eau. Une femme qui fuit. Une rivière qui lave tous les deuils. Et des voisin.es en quête de liens. Ruta se glisse silencieusement dans la maison de son père, dans un tout petit hameau de Lettonie. Elle fuit les disparitions, de sa soeur, d'elle-même, de sa mère. Elle fuit la ville qui l'accroche à ce qu'elle s'est échinée à combattre. Dans cette cabane au milieu de nulle part, elle découvre le père qu'elle n'a pas connu et qui lui sera dévoilé par touche
27 mars


Culbuter le Malheur, Beata Umubyeyi Mairesse
L'Histoire a tissé des fils à partir d'un génocide. Le récit d'un massacre bien lissé. Une toile parfaitement montée. Mais derrière ce récit, il y a les fils entremêlés des histoires de celleux qui l'ont vécu. Pour faire mémoire sans commémoration coloniale, il y a les mots de Beata Umubyeyi Mairesse. Avec ses poèmes, elle retrace les parcours chaotiques, la nécessité absolu du présent qui porte le passé sans en être écrasé. La poétesse décolonise la mémoire pour faire surgir
1 mars


Et vos corps seront des caillasses, Joelle Sambi
Langue brute, langue colère. La poésie de Joelle Sambi réveille : elle réveille les sens, les sons, la hargne et la révolte. Langue-feu qui incendie un état du monde délétère, qui asphyxie les minorités et embrase le désir de révolution. Les corps abîmés par le capitalisme, la xénophobie, le racisme, la lgbtphobie, le sexisme, la néocolonisation deviennent caillasses pour fracasser les murs qui isolent. Mais de ce fracas surgit l'amour, la danse, les corps qui se désirent et
1 mars


Petit Pas, Marion Richez
Comme un rayon de soleil au petit matin qui vient caresser la joue encore endormie... Ce roman entre par notre porte avec une douceur infinie. Face à la détresse d'un jeune couple, parents avant l'heure, où le père se débat avec le quotidien et la mère n'en finit plus de ne plus vouloir, une femme entre dans la vie de cette famille au coeur lourd. Avec une grande délicatesse, Marion Richez nous ouvre le coeur des grands, celui où les petits gestes font tout, où la lumière peu
24 févr.
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