Mississippi, Sophie G. Lucas
- 12 févr.
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Mississippi, c’est le nom d’une terre étrangère, c’est le nom d’un ailleurs, c’est le nom d’un rêve. Mississippi c’est aussi la ligne qui traverse une famille. C’est le passé qui porte le présent qui l’ignore. Avec ce roman, nous plongeons au cœur des racines d’un arbre généalogique sans nom. Le patronyme, inconnu, n’est pas déterminant. Pas de chanson de geste héroïque, sinon celle des ordinaires, des personnes qui se débattent dans leur quotidien, dans leurs habitudes, leurs rêves et leurs fardeaux. Ces ordinaires sont les personnages principaux qui construisent nos affluents, depuis la nuit des temps. Les membres de cet arbre, comme les affluents d’un fleuve, si différents et changeants, portent malgré tout en elleux l’inconscience d’un rêve : le Mississippi. Dans ces récits, l’eau s’infiltre dans chaque vie, dans chaque phrase. L’écriture de Sophie G. Lucas prend l’eau, et suit le rythme de son cours, fleuve inarrêtable, calme ruisseau, tempétueux rapides dans les gorges abruptes, soubresauts des alluvions. Une histoire d’ordinaires comme vous n’en avez jamais lu.
Mississippi, la geste des ordinaires, Sophie G. Lucas, La Contre Allée





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